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About “OUT OF PLACE”® :

 


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LA REVUE DU SPECTACLE

Bruno Fougniès , Mercredi 17 Octobre 2018

“Out of place”, Studio Hébertot, Paris

L’héritage du mime Marceau est encore et toujours, oh joie !, un langage universel

Dans un monde qui se cloisonne volontairement, et de plus en plus par les différences de richesses, de religions, de cultures, de couleurs de peau, de langues, de modes vestimentaires, de groupes ethniques, de mœurs, de sexes, d’âges… un langage capable d’être saisi et des histoires partagées par tous, devient presque un miracle. Le mime est capable de ce miracle, comme la musique et d’autres arts transcendants.

Guérassim Dichliev est bulgare, il découvre le mime en 1989. En 1993, il est à Paris. Il entre à l’école de Marceau. Il en devient ensuite l’assistant. À l’image de son maître qui créa Bip, l’alter ego grâce auquel le mime Marceau entra dans tous les imaginaires, il revêt dans ce spectacle un personnage aux traits marqués, unique comme les grands clowns s’inventent leurs doubles de scènes qui autorisent leurs rires, leurs rêves, leurs paniques, leurs histoires.

C’est ainsi qu’il entre en jeu, comme un spectateur de plus, anonyme, jouant des coudes et des excuses pour finalement trouver sa place… comme le titre ironique du spectacle l’indique : “Out of place”. C’est aussi une entrée ludique dans l’univers tonitruant de ce personnage en manteau long, en chapeau, comme sorti d’un film en noir et blanc. Non, plutôt que de rentrer dans son univers, c’est plutôt le contraire qui arrive. L’univers du bonhomme envahi soudain tout. Et c’est un déferlement d’histoires, comme un rêve qui se transforme en cauchemar et le cauchemar en rêve et ainsi de suite.

Guérassim Dichliev est l’antithèse physique de Marceau qui forçait ses traits avec du maquillage. Guérassim Dichliev a ce qu’on appelle une tête, un visage démesuré dans l’expression, un paysage à lui tout seul. Pas besoin de maquillage : un sourire, un front qui se dresse, une commissure qui s’abaisse et c’est comme si toute l’ambiance du plateau passait d’un sentiment à un autre.

Le mime devient alors, grâce à une bande-son quasi constante, aussi drôle et délirant que certains cartoons américains de la grande époque, celle de Tex Avery. Les références ciné foisonnent. Les bruitages aussi. Le rêve cauchemar passe par ces interventions sonores pour malmener le héros de folies douces en folies sévères.

Et puis, le mime a de tels côtés Fernandel qu’il est difficile de ne pas finir par être en empathie totale. Car on revient toujours la même histoire touchante de l’être simple, timide et maladroit. Une filiation qui va de Charlot à Bip jusqu’au Grand Blond. Voilà l’occasion de découvrir un autre personnage de cette grande famille d’êtres qu’on a envie de serrer dans ses bras ou de partir avec, voir le monde d’un œil neuf. ”


LE MONDE . FR

Evelyne Trân, dimanche 17 juin 2018

in English
« A rocket-powered racer, … this misfit shines like the star of a silent film… Heir to the mime MARCEAU, Guerassim DICHLIEV bears the imprint of a tireless traveler and the fanciful wanderings to which he invites the spectators, is in his image, surprising, unpredictable, wonderfully endearing. A must-see ! » (see more)
in French
« … un bolide à réaction,… l’énergumène crève l’écran d’un film sans paroles, il ourle ses petites vagues vers la haute mer, l’œil derrière le hublot toujours éclaboussé… son bâton de pèlerin porte donc l’empreinte d’un voyageur infatigable, le vagabondage délirant auquel il convie les spectateurs est à son image, surprenant, imprévisible, terriblement attendrissant. A voir séance tenante » (voir plus)

The Press about  « Monologue with Suitcase »®:


« …Une pièce Presque sans parole, mais ô combien riche de messages et de rires. A goûter dans nos temps actuels perturbés. »

Avignews.com
juillet 2010


« …Ne serions nous tous un peu enfants de voyageurs? La notions de frontière serait à interroger… Guérassim Dichliev n’y manque pas et en fait le sujet de son spectacle… Cet imposant rêveur ira de désillusions en désillusions mais toujours s’accrochera à sa valise, agréablement optimiste.»

La Marseillaise (France) par Camille Kuntz
23 juillet 2012


« …C’est par la force de son regard que Guérassim donne une force dramatique exceptionnelle à ce qu’il raconte… »

par la redaction Saint-Cyr sur Morin
juillet 2014


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